Mercredi 25 janvier 2012 3 25 /01 /Jan /2012 22:19

 

Alors que l'éducation devrait être une priorité, le gouvernement confirme la suppression de postes et la liquidation de l'école de la République.

 

Pour le chef de l’État, la période de voeux est particulièrement propice à un exercice qu'il maîtrise mieux que quiconque : l'autosatisfaction et le déni de réalité. Très récemment, il s’est flatté de son bilan en matière éducative. Pour Monsieur Sarkozy, le système éducatif du pays serait donc sur la bonne voie. Une farce qui ne résiste pas à l'examen des faits.

 

Comment croire de tels propos lorsque nous constatons, rentrées après rentrées, le mépris porté au métier d'enseignant et aux élèves par cette majorité gouvernementale.

 

Aujourd'hui la France, avec 5 enseignants pour 100 élèves, se classe au dernier rang des 37 pays de l'OCDE en matière de taux d'encadrement en primaire. Une bien belle réussite pour ceux qui de 2007 à 2012 ont supprimé 80000 postes d'enseignants et envisagent de perpétuer cette politique en annonçant la suppression de 5700 postes à la prochaine rentrée.

 

La réalité des postes en moins, ce sont des écoles qui ferment, des classes surchargées et des enseignants moins disponibles pour les élèves en général et pour ceux en difficultés en particulier... L'exemple Audois illustre particulièrement les conséquences de cette politique.

 

Avec une progression estimée de 131 élèves dans les écoles maternelles et primaires, le monde enseignant du département se verra amputé de 31 postes à la rentrée 2012 après avoir été siphonné de 12 postes en 2011.

 

C'est d'autant plus insupportable que les conséquences de cette politique sont aujourd'hui palpables : nous constatons un grave recul en matière éducative; les élèves français sont passés de la 12ème à la 18ème place en lecture, de la 13 à la 16ème place en mathématique et en fin de collège, la proportion des élèves les plus faibles a augmenté de 15 à 17,9%.

 

L' encadrement des élèves est aussi en recul avec le taux de scolarisation des moins de 3 ans qui s'est littéralement effondré, passant en 5 ans de 35% à 11% faute de capacité d'accueil suffisante.

 

Bilan du quinquennat; le nombre d'élève en grande difficulté augmente et

150 000 jeunes sortent du système scolaire sans qualification ni diplôme.

 

Si l'on ajoute à cette politique comptable la catastrophique réforme de la mastérisation qui propulse les nouveaux enseignants dans les classes avant d'avoir appris leurs métiers de pédagogues, les annonces sur une hypothétique revalorisation de 18% des salaires d'entrée dans le métier d'enseignant en 5 ans, alors que la réalité est plus proche des 5% pour quelques uns et que l'OCDE constate une diminution de leurs rémunérations de 17% en 9 ans, tout un chacun voit à quel point les coups portés à l’Éducation Nationale justifient la nécessité de réformer en profondeur notre système éducatif.

 

En 2012, le Président de la destruction de l'école ne saurait être celui de sa reconstruction !

 

Via la mise en place d'un collectif budgétaire, dans les premiers mois qui suivront l'élection de François Hollande commencera le redressement éducatif dès la rentrée prochaine : fin de la règle aveugle du non remplacement d'un poste sur deux et création de 60000 postes d'enseignants et d'encadrants sur la législature, priorité au primaire et aux zones d'éducation prioritaires, rétablissement d'une réelle formation au métier d'enseignant, mise en oeuvre d'une nouvelle sectorisation.

 

                                       Pour l'école, le changement c'est maintenant.

 

Éric ANDRIEU

Premier Secrétaire Fédéral

 

 


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Lundi 23 janvier 2012 1 23 /01 /Jan /2012 21:12

M H FABRE A LA POSTE CGT

Les défenseurs de La Poste étaient nombreux hier vendredi 20 janvier à midi pour un déjeuner vigneron devant la Poste centrale de Narbonne . Aux côtés de Fabrice Roussel, secrétaire CGT de la section Narbonne de La poste et Didier Cunin, vice-président de la coordination départementale de la défense de la Poste et secrétaire national des cadres et cadres supérieurs CGT, se tenaient de nombreux postiers, des clients de La Poste et de nombreux maires, ainsi que Marie-Hélène Fabre venue présenter son soutien à la cause des postiers pour sauver le service public dans le département . Selon les responsables de la coordination, la direction de La Poste cherche à transformer les bureaux annexes en APC, agence postale communale, c'est-à-dire en agences gérées par les mairies avec du personnel communal, voire aussi de créer des relais de poste commerçants. Cela coûte 8 000 € par an à une municipalité et pose le problème de la qualité du service rendu. Certaines opérations ne sont pas possibles comme l'obtention des mandats et les retraits d'argent sont aussi limités ».Mais la coordination audoise ne l'entend pas comme ça et compte bien défendre les bureaux de poste, seul service public dans certains villages. Marie-Hélène Fabre a rappelé son attachement au service public et dénoncé le désengagement de l'Etat.


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Dimanche 22 janvier 2012 7 22 /01 /Jan /2012 11:13

 

 "La jeunesse se désespère. Elle est profondément désespérée parce qu'elle n'a plus d'appui. Elle ne croit plus en la politique française. Le désespoir est mobilisateur et lorsqu'il est mobilisateur, il est dangereux ».

                                                                                                                    Daniel Balavoine

 

32 ans après, ces quelques mots sont toujours cruellement d'actualité.

 

Qu'ils soient étudiants, travailleurs ou malheureusement chômeurs, les jeunes sont aujourd'hui délaissés par la politique et doivent faire face à des obstacles parfois insurmontables.

 

Pour beaucoup, l'accès à la santé est devenu un luxe alors qu'il devrait être une nécessité, l'accès au logement est un défi avec un parc locatif public insuffisant et dégradé et un parc locatif privé qui propose des tarifs excessifs.

 

L'accès à l'éducation et aux études supérieures est aussi devenu difficile avec un système scolaire qui classe les jeunes en fonction de leurs points faibles et non de leurs points forts, de leur talent et de leur potentiel.

 

Depuis 2007, la Droite emmenée par Nicolas Sarkozy a beaucoup promis. Mais rien n'a été fait pour améliorer le sort de millions de jeunes. Pire, il s'est dégradé : 24% des 18-24 ans sont au chômage. Le contrat précaire est devenu la règle et le CDI un privilège. 150 000 jeunes sortent chaque année du système éducatif sans aucun diplôme...

 

Alors, à 100 jours de la Présidentielle, certains politiques tentent une récupération hasardeuse et malhonnête comme le Front National. Or, il est essentiel de dire à tous ces jeunes que la réponse à leurs problèmes ne peut être apportée par un mouvement qui divise les Français les uns contre les autres, les jeunes contre les anciens, les pauvres contre les classes moyennes …

 

La jeunesse demande à être écoutée, à être entendue et à être prise au sérieux. Pour cela, et depuis des mois, le candidat du Parti Socialiste à l'élection présidentielle, François Hollande a fait de la jeunesse sa grande priorité. Il propose un véritable pacte de confiance pour une jeunesse qui sera au cœur de la société et qui devra retrouver une autonomie grâce notamment au Contrat de Génération, sorte de tutorat dans les entreprises entre jeunes et séniors pour une insertion professionnelle performante, grâce aussi au Parcours d'Autonomie, allocation d'étude et droit à la formation pour celles et ceux qui ont quitté le système scolaire...

 

La jeunesse ne pourra renouer avec la politique que lorsque celle-ci se rendra compte que la jeunesse est une partie essentielle de la solution aux problèmes que traversent actuellement notre pays.

 

François Hollande, le Parti Socialiste et le Mouvement des Jeunes Socialistes s'y engagent.

 

Nous sommes là pour accueillir celles et ceux qui veulent ...

 

                                                                                         le changement, le vrai, ici et maintenant!

 

 


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Jeudi 5 janvier 2012 4 05 /01 /Jan /2012 08:52

Plusieurs ministres (X. Bertrand, V. Pécresse) ont annoncé que la TVA sociale se ferait « avant l’élection présidentielle ». Aussitôt, le Gouvernement a reçu le soutien du Medef : pour L. Parisot, cette mesure « loin d’une faute sociale » serait « un avantage social ». La réalité est tout autre : concrètement, la droite propose d’augmenter de plusieurs points la TVA.

 

La TVA ne peut pas être sociale : c’est l’impôt le plus injuste. Son poids est d’autant plus important que les revenus des ménages sont faibles : elle représente 14 % du revenu des 10 % des ménages les plus pauvres, contre 5 % du revenu des plus riches.

 

La droite fait porter les efforts par les plus modestes. Les deux plans de rigueur Sarkozy-Fillon se sont traduits, notamment, par la taxe sur la mutuelle (+4,7 % de hausse moyenne des tarifs pour 2012) et une hausse du prix du gaz de 4,4 % pour 10 millions de foyers, mais aussi par le passage du taux réduit de TVA de 5,5 % à 7 %. Sont notamment concernés la consommation d’eau, les transports en commun (+3,2 % de hausse en moyenne pour la SNCF depuis le 1er janvier), le bois de chauffage, le logement social, les livres et fournitures scolaires. Dans le même temps, la majorité UMP à l’Assemblée nationale a décidé de baisser l’impôt sur la fortune et de supprimer la taxe exceptionnelle sur les nuitées dans les hôtels de luxe ! Avec la « TVA anti-sociale », la droite veut dégrader un peu plus encore la vie quotidienne des ménages modestes alors même qu’ils dépensent la totalité de leur revenu quand les plus fortunés, eux, en épargnent l’essentiel. Les bas salaires, aujourd’hui exonérés de cotisations patronales maladie-famille, subiront de plein fouet cette nouvelle hausse d’impôt, alors qu’à l’inverse une bonne part des revenus du capital en seront exemptés, dès lors que la TVA autorise la déduction intégrale des dépenses d’investissement.

 

En plus d’être injuste, la TVA anti-sociale Sarkozy entraînera un risque de récession. Au moment où le Président sortant, après avoir creusé la dette de 500 milliards d’euros et alors que la France compte un million de chômeurs de plus qu’en 2007, promet sans dire comment de rétablir les comptes publics et faire redémarrer la croissance, la baisse programmée du pouvoir d’achat des Français va entraîner une chute immédiate de la consommation. Elle enfermera notre économie dans la récession, plombera le carnet de commande des entreprises, entraînera un accroissement du chômage et, au final, aggravera les déficits publics.

 

Prétendre que « seuls les produits importés seront concernés » est mensonger. Non seulement tous les produits et tous les services consommés ou utilisés en France par les Français verront leur prix augmenter fortement, mais les importations représentent à peine un tiers de la consommation des ménages.

 

Promettre que cette mesure empêchera les délocalisations ne résiste pas à l’épreuve des faits. Dans la compétition internationale, que vaudra une baisse des prix à l’exportation de 3 % ou 4 % quand l’essentiel du déficit de compétitivité de l’économie française n’est pas liée au prix, mais à la perte de substance de notre industrie, l’insuffisant effort de recherche publique et privée, le manque de financement pour que les PME puissent innover, grandir et exporter ? Au contraire, il est plus que probable que la baisse d’impôt sera utilisée par nombre d’entreprises – et d’abord les plus grandes – pour augmenter leur taux de marge, ce qui augmentera le prix TTC des produits français et annulera le prétendu gain en compétitivité. Qui peut penser qu’une hausse de 2 ou 3 points de tous les taux de TVA pour compenser ne baisse de 2 à 3 points de cotisations patronales permettrait de combler le différentiel salarial avec la Chine de l’ordre de 1 à 30 ?

 

L’alternative à cette politique qui a échoué et que la droite veut amplifier, c’est le projet porté par François Hollande.

 

Pour le redressement productif et la compétitivité-qualité à travers une politique industrielle digne de ce nom dont les leviers sont une Banque publique d’investissement sous forme de fonds régionaux, un livret d’épargne industrie, l’indispensable sécurisation des parcours professionnels par la formation initiale et continue. 

 Pour le soutien au pouvoir d’achat avec, notamment, un plan national de rénovation thermique de l’habitat, la tarification progressive pour les consommations essentielles d’énergie et d’eau, l’encadrement des loyers dans les zones de spéculation. 

Pour la justice fiscale à travers une réforme fondée sur deux principes forts : chacun doit payer selon ses moyens et les revenus du capital doivent être soumis au même barème de l’impôt que les revenus du travail.













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Dimanche 18 décembre 2011 7 18 /12 /Déc /2011 08:14

Le projet économique et social de l’UMP propose les mêmes slogans, les mêmes ficelles et, au final, la même politique que celle qui est menée depuis 2007, en l'aggravant encore.

 

En matière économique et sociale, le « nouveau Sarkozy », c'est le même !

 

Pour une minorité de Français – contribuables fortunés ou grandes entreprises –, toujours plus de cadeaux fiscaux.

Pour la majorité de nos concitoyens, toujours moins de pouvoir d’achat et d'emploi, oujours moins de protection sociale, toujours moins de droit du travail, toujours moins de soutien aux vrais créateurs – les PME, l’économie verte, les chercheurs.

 

Bref, l'UMP porte un projet inefficace pour l’économie et injuste pour les Français.

 

1) Des absences qui en disent long : l’UMP n’a tiré les leçons ni de la crise, ni de ses propres échecs

 

Une fois achevée la lecture du projet de la droite, le premier réflexe consiste à se dire : « ce n'est pas possible, j'ai dû manquer des pages » tant des enjeux majeurs sont tout bonnement occultés.

 

- En pleine crise financière et bancaire, pas une ligne sur la régulation du secteur financier et bancaire. Visiblement, l’UMP a oublié que la crise a été déclenchée par les dérives de la financiarisation et la voracité des traders. Il y a loin du discours de Toulon sur la moralisation du capitalisme financier aux maigres résultats du G20 de Cannes et à l’absence de proposition de l’UMP en la matière. Pourtant, la crise ne sera pas résolue si ses causes ne sont pas

combattues. C'est pourquoi François Hollande propose des mesures fortes : séparer les activités de dépôt et de financement de l'économie réelle et les activités spéculatives des banques, éradiquer les paradis fiscaux, créer une taxe sur les transactions financières, réduire le rôle des agences de notation.

 

- Alors que la dette explose depuis 2007, pas une ligne sur la révision des cadeaux fiscaux injustes et inefficaces qui ont plombé les finances publiques. L’UMP préfère passer sous silence le rapport de la Cour des comptes (février 2010) qui établit que la moitié de l’augmentation du déficit public en France est liée à la politique budgétaire

inepte du Président sortant. Au total, ce sont 75 milliards d'euros de dépenses fiscales inutiles qui ont été accordés aux clientèles de la droite sans bénéfice pour la croissance et l'emploi.

 

- Alors que la crise est européenne, l’Europe est totalement oubliée. Rien sur une politique européenne permettant au commerce européen de se développer face au dumping social et environnemental dans la mondialisation ! Rien sur l'indispensable relance industrielle à l'échelle communautaire et sur le besoin d'investir dans les grands projets scientifiques, technologiques, d'infrastructures de transport ou d'énergie ! Rien sur l’urgence d’une révision de la politique monétaire, sans laquelle l'euro ne pourra rivaliser avec le dollar et le yuan chinois et qui sont indispensable à la lutte contre la spéculation des marchés sur les dettes souveraines ! Rien non plus sur l’importance d’un gouvernement économique européen pour assurer la coordination des politiques budgétaires et fiscales !

 

2) Une économie low-cost, inefficace pour la compétitivité et dramatique pour le pouvoir d’achat

 

Travailler plus sans gagner plus, travailler moins et gagner moins

 

- Des élections doivent avoir lieu bientôt puisque l'UMP s'en prend à nouveau aux 35 heures...

Le parti sarkozyste promet de « sortir des 35 heures ». L’obsession de l’UMP pour les 35

heures est préoccupante. L’UMP a fait voter des lois pour remettre en cause les 35 heures en

2003, en 2005, en 2007 et en 2008. Voici 10 ans que la droite est au pouvoir et elle veut

toujours faire croire aux Français que si le pays va mal, c’est à cause des 35 heures. Cet

entêtement coûte cher au pays ; il est à l’origine de la loi TEPA sur les heures supplémentaires, qui a détruit

80 000 emplois et coûte 4,5 milliards d’euros par an. Le parti sarkozyste promet aujourd’hui de « sortir des 35 heures » et annonce que la durée du travail sera renégociée par branche ou par entreprise pour être allongée. Concrètement, qu’est-ce que cela veut dire :

 

- que les salariés qui font des heures supplémentaires seront moins payés, puisque

celles-ci ne commenceront qu’à partir de la 37e ou de la 39e heure ;

 

- que les entreprises pourront augmenter la durée de travail de leurs salariés sans les

payer plus;

 

- que les entreprises renonceront à des recrutements ou se débarrasseront de leurs salariés en CDD ou en intérim.

 

Dans un contexte de difficultés économiques, les entreprises ne pourront se permettre de maintenir le salaire horaire et l’emploi avec une durée de travail augmentée, parce que leur carnet de commandes ne le leur permettra pas.

Elles diminueront les salaires horaires ou détruiront des emplois.

 

Quant à la comparaison avec l'Allemagne, l'UMP la tronque : entre 1992 et 2006, la baisse de la durée annuelle du travail des salariés a été du même ordre (-130 heures en France contre 145 heures en Allemagne).La différence entre nos deux pays vient du fait que le temps partiel s'est beaucoup plus développé outre-Rhin que chez nous (26 % des salariés contre 18 %), avec les effets que l'on sait : conditions de travail précaires et faibles salaires.

 

- Pour l’UMP, la démocratie sociale gêne la croissance des entreprises : l'existence de seuils de salariés pour la présence de représentants syndicaux ou d'un comité d'entreprise est décrite comme « le principal frein à l'emploi dans les PME ». La droite connaît mal la réalité des chefs d'entreprise : ce qui freine leur développement, c'est d'abord

une activité trop faible et un carnet de commandes trop peu fourniSurtout, la droite fait un contresens total : affaiblir

les structures de dialogue social ne dynamise pas la compétitivité, c'est le contraire ! Associés et consultés, les salariés sont force de proposition dans l'entreprise. Alors que M. Sarkozy passe son temps à prendre l’Allemagne en exemple, il ferait bien de s’inspirer de son modèle social qui passe par une présence beaucoup plus forte des salariés dans les instances de décision et, pour les grandes entreprises, de rémunération.

 

- Depuis 2002, le droit du travail en France a été détricoté. Ce que propose aujourd’hui l’UMP, c'est d'aller plus loin. Derrière la sémantique policée « supprimer les effets de seuil sociaux » , c’est l’affaiblissement des droits sociaux qui est programmée, comme par exemple la multiplication des contrats précaires, de type CDD renouvelables.

Une TVA anti-sociale et anti-économique . L’UMP parle de « fiscalité anti-délocalisation ». Mais derrière ces mots, se cachent de nouveaux cadeaux fiscaux inefficaces et coûteux pour les Français sans bénéfice pour la

réindustrialisation de la France. Son projet consiste à réduire des cotisations sociales payées par les entreprises au prétexte que cela diminuerait le coût du travail et renforcerait donc la compétitivité des entreprises.

 

- L'impact sur la compétitivité sera nul : De l'aveu même de la droite, cela réduirait de 1 % à 2% le coût du travail. En revanche, cela augmentera le coût de la vie pour les classes moyennes et les catégories populaires : avec encore moins de pouvoir d'achat, elles consommeront et investiront moins, et l'activité économique s'en trouvera encore plus fragilisée.

 

Il faut savoir qu'en moyenne, les Français dépensent 10 % de leurs revenus en TVA contre 5 % pour les 1 % les plus riches.

 

- Qui va payer ce cadeau ? Les baisses des cotisations des entreprises seront transférées sur les ménages par un accroissement des taxes ou de la fiscalité, au détriment du pouvoir d’achat. Une nouvelle fois, des cadeaux aux entreprises seront payés par les Français , et pèseront plus particulièrement sur les plus faibles revenus.

- Alors que la consommation, premier moteur de la croissance française, donne des signes de faiblesse, ces mesures sont très dangereuses et risquent d’ aggraver le ralentissement et donc d’obérer le retour de la croissance.

 

- Au lieu de s’attaquer aux profits distribués sous formes de dividendes par les grands groupes, l’UMP propose une nouvelle fois de faire payer les Français, au détriment de la justice et de l’efficacité. M. Juppé, lorsqu'il était Premier ministre en 1995, avait augmenté la TVA de 2 % ; aujourd'hui, il dit que « son rêve est de faire aimer la TVA aux Français ».

Avec François Hollande, nous avons un autre rêve pour le pays : la remise en cause des cadeaux fiscaux aux

plus fortunés et une grande réforme fiscale pour rendre l'impôt plus juste, plus simple, plus

écologique fondée sur un principe fort : chacun contribue à la mesure de ses moyens.

 

La formation professionnelle : l'UMP pompier pyromane

 

 La droite prétend faire de la formation une priorité. Mais là aussi, elle ne veut surtout pas

rappeler son bilan. Comme le montrent toutes les enquêtes internationales, la qualité de l’éducation et de la formation en France a reculé depuis 2002 . Jamais le taux de chômage des jeunes n’a été aussi élevé dans notre pays. Jamais la réalité du « descenseur social » n’a été aussi forte. Avec un budget de l’emploi en baisse de 12 %

dans le projet de loi de finances 2012, l’emploi et la formation sont les grands sacrifiés.

 

- De plus, la possibilité pour les jeunes de commencer un apprentissage à 14 ans remet gravement en cause l’obligation scolaire jusqu’à 16 ans, acquise de haute lutte. Le développement des classes « métiers-études » tord le cou à la nature du contrat d’apprentissage (qui n’est ni plus ni moins qu’un contrat de travail).

La droite invente « l’apprentissage low cost » !

 

3) Pour les PME et les entreprises : paroles, paroles

 

  Le projet est d’une rare indigence en ce qui concerne les entreprises.

 

- Les contraintes imposées par les donneurs d’ordre aux entreprises sous-traitantes, les exigences trop élevées de rentabilité financière à court terme qui gèlent actuellement les lignes de crédit des banques, les conséquences macroéconomiques désastreuses des politiques menées en Europe ne sont pas évoquées.

 

- L’UMP prétend faire les yeux doux aux PME. Mais elles ont été abandonnées par la droite depuis 2002 et plus encore depuis 2007 : il n'y avait aucun patron de PME au Fouquet's, lors de la soirée inaugurale du quinquennat Sarkozy, et

la niche Copé, qui a coûté 22 milliards d'euros aux caisses de l'Etat, n'a baissé l'impôt que des grands groupes mondialisés sans aucune contrepartie.

 

- Par exemple, il est urgent de recentrer le Crédit Impôt Recherche – excellent outil créé par la gauche – vers les entreprises qui en ont vraiment besoin : les PME et les ETI innovantes, les entreprises industrielles soumises à la concurrence internationale, les entreprises stratégiques. Il est absurde que l’Etat subventionne sur fonds publics l’innovation financière des banques, des assurances ou des multinationales de la grande distribution. Ce

problème est ignoré par le projet de l'UMP.

 

L’UMP ignore complètement les collectivités territoriales alors que ce sont elles, au plus près du terrain, qui sont les principaux interlocuteurs des entreprises et des PME – industrielles, agricoles, de services –, des artisans, des commerçants, de l'économie sociale et solidaire. L’UMP reste enfermée dans une vision technocratique et nationale

, alors qu’il faudrait créer – comme le propose François Hollande et le Parti socialiste – une Banque

publique d'investissement mutualisant tous les outils de financement des entreprises et

déclinée sous forme de fonds régionaux, en lien avec les Régions et les intercommunalités, les

pôles de compétitivité, les universités, les laboratoires de recherche, le réseau consulaire.

Cette force économique des territoires, par sectarisme et par mépris, est ignorée par la droite.

 

- Concernant les filières d’excellence, les propositions de l’UMP sont contradictoires

 

: d’un côté la priorité au développement du nucléaire est affirmée, de l’autre l’augmentation de la part des énergies renouvelables est annoncée. Or, compte tenu de l'état des finances publiques et des moyens dont dispose EDF et AREVA, il est avéré que les deux objectifs sont incompatibles : dans le futur, la France n'aura pas les moyens d’investir de façon égale et massive dans les deux domaines. Pour investir vraiment dans les énergies de demain, il faut se

décharger des investissements qui seraient nécessaires pour prolonger les vies des centrales existantes et

bâtir un nouveau « mix » énergétique , comme le propose François Hollande.

 

L’UMP fait le choix du statu quo, alors que nous proposons au contraire de développer l’économie du futur , en donnant la priorité aux énergies renouvelables et en permettant à nos filières d’excellence actuelles de se reconvertir.

 

4) L’UMP se trompe de fraudeurs et de profiteurs !

 

L’UMP se trompe de profiteurs

 

- Pour l’UMP, c’est clair : Mme Bettencourt doit bénéficier du bouclier fiscal jusqu'en 2013, mais un chômeur ne doit surtout pas gagner plus de 75 % du SMIC.

 

- Encore une fois, l’UMP stigmatise les chômeurs victimes de la crise et, au lieu de proposer

des mesures de relance de l’emploi, ne fait que les précariser davantage, en voulant rendre les allocations chômage dégressives.

 

L’UMP se trompe de fraudeurs

 

- La prétendue lutte contre la fraude n’est pas plus crédible de la part de ce gouvernement : entre les cigares et les appartements de fonction des ministres, les valises de billets de la Françafrique et les rétrocommissions de l'affaire Karachi-Takkiedine, MM. Sarkozy et Copé sont mal placés pour jouer les professeurs de vertu. D'autant qu'ils ont encouragé les mauvais comportements fiscaux. En décembre 2006, Johnny Hallyday avait annoncé son intention de

partir en Suisse parce qu'il en avait « marre de payer ce qu'on nous impose comme impôts ».

 

Le candidat Sarkozy n'avait rien trouvé de mieux à faire que lui trouver des excuses : « un pays où tant de nos artistes disent qu'il faut partir, c'est bien qu'il y a un problème » . D'où l'abaissement du bouclier fiscal en 2007, présenté comme une « arme anti-exilés fiscaux ».

 

Résultat : en 2008, 821 contribuables payant l'impôt sur la fortune sont partis, contre 719 en 2007...

 

- La fraude doit être combattue, c'est une évidence. Mais la droite oublie délibérément de rappeler les ordres de grandeur. La fraude aux prestations sociales porte sur environ 400 millions d’euros : c'est trop, mais c'est peu au regard de l’ensemble des fraudes. La fraude fiscale est évaluée à plus de 25 milliards d'euros ; la fraude due au travail dissimulé estimée entre 10 et 15 milliards ; la fraude aux cotisations sociales s'élèverait à plus de 2

milliards .

. La fraude est beaucoup plus le fait des entreprises que des citoyens : en 2009, 63 % des entreprises contrôlées par l’URSSAF ont fait l’objet d’un redressement alors que moins de 3% des allocataires d’allocations familiales ont été sanctionnés suite à des contrôles. 

 

L'UMP promet « produire plus, dépenser moins ». L'ennui, c'est que son bilan, c'est produire moins et endetter plus :

 

- produire moins : 750 000 emplois industriels supprimés depuis 2002, contre 50 000 créés entre 1997 et 2002.

- endetter plus : en dix ans, la dette aura doublé, passant de 900 à 1 800 milliards d'euros.

 

Dans sont projet, la droite écrit : « avec l'UMP, la France est au rendez-vous du courage ».

 

Pour nous comme pour les Français, le courage ne consiste pas à fabriquer une économie low-cost, des salariés low-cost, un pouvoir d'achat low-cost. Pour nous, le courage, c'est de soutenir la croissance durable et riche en emploi grâce à des efforts justement répartis.

 


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Dimanche 18 décembre 2011 7 18 /12 /Déc /2011 08:04

Devant 3000 maires réunis à l'Elysée, le Président sortant, fustigeant la "proposition hasardeuse » des socialistes, explique qu’il « croit depuis longtemps que le droit de voter et le droit d'être élu dans nos territoires doit demeurer un droit attaché à la nationalité française. »

 

 C’est FAUX. A trois reprises il s’est prononcé pour.

 

En 2001, dans « Libre » (Fixot Editions), il écrivait : « j’avoue ne pas être outrageusement choqué par la perspective de voir des étrangers, y compris non communautaires, voter pour les scrutins cantonaux et municipaux. À compter du moment où ils paient des impôts, où ils respectent nos lois, où ils vivent sur notre territoire depuis un temps minimum, par exemple de cinq années, je ne vois pas au nom de quelle logique nous pourrions les empêcher de donner une appréciation sur la façon dont est organisé leur cadre de vie quotidien. »

Le 25 octobre 2005 sur France 2, il affirmait : « je suis favorable au droit de vote aux élections municipales des étrangers résidant en France depuis plus de 10 ans, respectant nos lois, payant leurs impôts et ayant des papiers. »  Le 24 avril 2008, lors d’une interview présidentielle diffusée sur toutes les chaines, il réaffirmait être favorable au droit de vote des étrangers aux élections locales à titre intellectuel » mais il regrettait de ne pas « avoir de majorité pour le voter ».

 

- Pour le Président sortant, notre proposition « présente le risque de diviser profondément les Français au moment où plus que jamais nous avons le besoin de nous rassembler."

 

C’est FAUX. Cette question rassemble une majorité de Français.

Dans un sondage Harris Interactive pour la Lettre de la Citoyenneté publié le 4 novembre 2011, 59% des Français se déclarent favorables à l’extension du droit de vote aux étrangers non-membres de l’Union Européenne vivant dans le pays. Ce n’est pas la gauche qui divise les Français. C’est M. Sarkozy et l’UMP. Avec le vote de 6 lois sur l’immigration et l’asile en 5 ans, la création d’un ministère de l’immigration et de l’identité nationale comme si l’une menaçait l’autre, les atteintes répétés – devant le Pape à Rome et le roi d’Arabie Saoudite à Ryad – à la laïcité, le scandaleux discours de Grenoble qui lie immigration et délinquance sans oublier les colloques déguisés de l’UMP sur l’Islam et les apéritifs « saucisson-vin rouge » de la « Droite populaire », c’est Sarkozy et la droite qui divisent le pays. 

- Pour justifier sa position, M. Sarkozy explique « que les citoyens de l'Union européenne résidant en France peuvent participer aux élections municipales et aux élections européennes [car] nous avons une communauté de destin".  Selon lui, les étrangers installés durablement sur notre territoire ne partageraient pas avec nous une « communauté de destin ».

 

Chacun comprend que c’est FAUX.

Les résidents étrangers de longue durée participent à la vie de la cité. Ils y demeurent, y travaillent et y acquittent des impôts. Leurs enfants souvent nés en France, vont à l'école publique. Ils sont parties prenantes de la construction de l'avenir de notre pays. En outre, leur accorder le droit de vote pour les élections locales, c'est faire le choix de l’intégration républicaine et de la cohésion nationale. C’est faire le choix du rassemblement. Une « communauté de destin », pour reprendre le terme de M. Sarkozy, ce n’est pas quelque chose qui se constate. C’est quelque chose qui se construit. Le droit de vote aux élections locales est un acte fort qui irait dans ce sens. 

De nombreux pays européens l’ont compris depuis longtemps. L’Irlande depuis 1963, la Suède depuis 1975, le Danemark depuis 1981, les Pays-Bas depuis 1983 mais aussi la Belgique, le Luxembourg, ou encore plusieurs cantons suisses octroient le droit de vote aux élections locales aux étrangers qui résident sur leur territoire. Les constitutions espagnole et portugaise prévoient que le droit de vote peut être accordé aux étrangers sous réserve de réciprocité. Le Royaume-Uni accorde le droit de vote aux élections locales aux ressortissants de tous les États membres du Commonwealth résidant sur son territoire. Pour quelles raisons refuser cette avancée démocratique réalisée par la majorité de nos partenaires européens ?

 

François Hollande et le Parti socialiste :

- proposent d'’accorder le droit de vote et d’éligibilité aux étrangers résidant depuis plus de 5 ans sur le territoire et bénéficiant de titre de séjour à toutes les élections locales. Ils ne pourront en revanche pas exercer les fonctions de maire ou d'adjoint, ni participer à la désignation des électeurs sénatoriaux et à l'élection des sénateurs. 

- soutiennent la proposition de loi constitutionnelle examinée au Sénat le 8 décembre prochain qui créée ce droit.


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Mardi 13 décembre 2011 2 13 /12 /Déc /2011 00:51

 

 

Veille, argumentaires, riposte

25 novembre 2011

 

Parce qu'il faut conjuguer économie et écologie,

rééquilibrer le « mix » énergétique est une urgence et une chance pour la France.

 


En France, l’élection présidentielle est par excellence celle qui prépare l’avenir de la nation.

C’est le moment où il faut anticiper les enjeux du futur pour que la France soit forte et les

Français protégés, dans le monde en pleine évolution du 21ième siècle.

 

En plaçant le pacte productif au coeur de son projet pour le pays et en inscrivant la

transition énergétique au coeur de sa stratégie de redressement, F. Hollande se montre à

la hauteur du rendez-vous de 2012 et de la fonction présidentielle : il dit la vérité, il mise

sur les atouts de la France, il répond aux problèmes du présent tout en fixant les défis du long

terme. Ce sont les qualités d’un homme d’Etat.

 

Après Fukushima et alors que les ressources en pétrole s’amenuisent, une prise de conscience

sans précédent s’est opérée dans le débat public sur la place du nucléaire et sur les scénarios

possibles pour la France : c’est au cours du prochain quinquennat que se prendront les

décisions qui engageront la France pour plusieurs décennies.


Parce qu’il en va de l’intérêt national et du développement durable, les citoyens attendent un

débat politique et exigeant : hélas, le Président sortant et l’UMP ont décidé d’en faire un

combat polémique et partisan. Ils osent critiquer la stratégie de long terme esquissée par

François Hollande, alors qu’ils n’ont pas de stratégie : « stop and go » sur les énergies

renouvelables, abandon partiel du Grenelle, querelles de clans sur fond d’échecs

commerciaux…

 

Il ne suffit pas de s’inviter dans une centrale, comme à Tricastin le 25 novembre, d’exciter les

peurs et de répéter en boucle des contre-vérités pour dire vrai et voir juste. Avec François

Hollande, les socialistes seront responsables pour deux et même davantage : nous faisons des

propositions sérieuses et ambitieuses pour concilier économie et écologie, emploi et

climat, sûreté et modernité.

 

 

1/ LE FONDEMENT DE LA STRATEGIE ENERGETIQUE DE FRANÇOIS HOLLANDE, C’EST LA

PREPARATION DE L’AVENIR ET L’AMELIORATION DE LA VIE QUOTIDIENNE DES FRANÇAIS.


Le contexte énergétique mondial se caractérise par de nombreuses incertitudes et

inquiétudes.


Dans la mondialisation, la demande s’accroît : alors qu’il y a dix ans, la Chine ne

consommait que la moitié de l’énergie totale utilisée aux Etats-Unis, désormais elle en brûle 4

% de plus.

 

Les ressources s’amenuisent : au rythme actuel de la consommation mondiale, les réserves ne

sont plus que de 230 ans pour le charbon, 70 ans pour le gaz, 50 ans pour le pétrole.

 

Les technologies pour extraire les réserves sont dévoreuses d’énergie : de plus en plus

difficiles à atteindre, elles requièrent souvent des quantités d’énergie supérieures à celles qui

sont produites.

 

Dans les années qui viennent, l’énergie sera de plus en plus coûteuse car de plus en plus

rare et de plus en plus difficile à produire ou à acheminer. C’est particulièrement vrai pour

le pétrole. Après avoir dépassé les 140 $ au cours de l’été 2008, le prix du baril a baissé au

cours du second semestre 2008, mais il remonte régulièrement depuis. Les perspectives

d’évolution de la demande mondiale portent à croire que cette hausse est durable et va

affecter encore durement la France dans les prochaines années.

 

En France, la hausse des prix de l’énergie ne s’est pas accompagnée d’une augmentation

équivalente des revenus : les dépenses énergétiques pèsent lourdement sur le budget des

ménages. 3,4 millions de ménages consacrent plus de 10 % de leurs revenus aux dépenses

d’énergie domestique, dont l’essentiel correspond au chauffage du logement. Cette

précarité énergétique n’a pas été combattue depuis 2007, alors qu’elle a conduit à des

situations dramatiques (endettement, problèmes de santé, dégradation des logements).

 

Dans ce contexte, le gouvernement Sarkozy-Fillon a fait preuve d’une passivité

coupable.

 

La contribution « climat-énergie » a été abandonnée en 2010, alors qu’il s’agissait d’une

promesse du Président de la République : « La création de la taxe carbone (…) je l’ai signée,

je le fais. C’est une question d’honnêteté » (discours à Artemare, septembre 2009).

 

La rénovation thermique des bâtiments est insuffisante alors qu’elle réduit les consommations

et améliore le confort autant que le pouvoir d’achat des habitants. La fiabilité du Diagnostic

de Performance Energétique (DPE) a été sévèrement remise en question, de nombreux abus

ayant été constatés sur le terrain, tandis que les dispositifs incitatifs (Crédit d’Impôt

Développement Durable, éco-Prêt à Taux Zéro) sont largement sous utilisés (150 000 en

2011, au lieu des 400 000 prévus) et ont été surtout utilisés par des ménages aisés, et non par

les plus modestes. Ce manque d’ambition vaut aussi pour les bâtiments de l’Etat : le coût de

leur rénovation a été largement sous-évalué au point d’exiger un doublement des crédits

nécessaires pour le gros entretien afin de tenir les objectifs à 2020 du Grenelle de

l’Environnement.

 

Quant au « bonus-malus » pour réduire les émissions de véhicules neufs, il a été revu à la

baisse et n’est plus assez incitatif pour les particuliers, alors même que les constructeurs

automobiles n’ont pas été suffisamment contraints par l’Etat à ne mettre sur le marché que des

voitures à la consommation économe.

S’y ajoutent d’autres renoncements ou mauvais coups : reports successifs de la taxe poids

lourds et autorisation de circulation des 44 tonnes, rapport Ollier contre l’éolien, coup d’arrêt

au développement de la filière industrielle du photovoltaïque, permis d’exploration des gaz et

huiles de schistes toujours en vigueur – la liste est accablante alors que le Grenelle avait été

un temps fort de sensibilisation et de mobilisation. Le Président sortant a lui-même signifié

son renoncement : alors qu’il parlait d’« urgence écologique » en mai 2008, il déclarait en

mars 2010 au Salon de l’agriculture, que « l’environnement, ça commence à bien faire ».

 


Contrairement à la droite, nous savons qu’au 21e siècle, il faut concilier et non opposer

économie, écologie et social. Dans ce contexte, préparer l’avenir, c’est ouvrir un maximum

d’options. C’est ce que propose F. Hollande avec volonté, sérieux et esprit de responsabilité.

 

 

2/ POUR GARANTIR SON INDEPENDANCE NATIONALE, RENFORCER SON ECONOMIE,

PRESERVER LE LIEN SOCIAL ET CONTRIBUER A LA PRESERVATION DE LA PLANETE, LA

FRANCE DOIT REEQUILIBRER SON « MIX » ENERGETIQUE.

 

Nous voulons que la France reste une nation souveraine dans la mondialisation et nous savons

qu’elle doit respecter ses engagements européens qui prévoient d’ici 2020 de réduire de 20 %

notre consommation d’énergie et nos émissions de gaz à effet de serre, ainsi que de porter à

23 % la part des énergies renouvelables (ENR) dans notre consommation.

 

Pour y parvenir, notre pays doit relever trois défis en même temps : diminuer sa dépendance à

une seule énergie, qu’il s’agisse du pétrole pour les transports ou du nucléaire pour

l’électricité ; maîtriser ses émissions de CO2 ; y parvenir sans précariser les ménages ni

fragiliser les entreprises.

 

C’est pourquoi François Hollande propose une transition énergétique sûre, efficace et

durable.

 

Parce que la première économie d’énergie, c’est l’énergie qu’on ne consomme pas, nous

voulons bâtir la société de la sobriété énergétique.

 

Nous voulons agir sur le bâti qui absorbe en France 40 % de la consommation d’énergie : à

technologies constantes, la consommation moyenne peut être divisée par 4, dans le neuf

comme dans le rénové, sans perte de confort.

 

Nous voulons inciter à changer les pratiques de consommation : remplacement massif des

appareils ménagers et informatiques énergivores, responsabilisation des consommateurs par la

maîtrise automatisée des usages, neutralisation de la consommation de pointe, encouragement

à la production décentralisée d’ENR pour la consommation locale, maîtrise de l’urbanisation

et développement massif de la mobilité décarbonée, stockage de l’électricité, réduction des

pertes en ligne – les pistes ne manquent pas ! Bien sûr, ces évolutions doivent être

encouragées et non imposées : à cet égard, la fiscalité devra être rendue plus favorable aux

comportements et aux investissements verts. C’est l’un des piliers de la réforme fiscale que

nous engagerons dès 2012.

 

Nous voulons aussi diversifier les sources de production d’énergie pour relever les défis

du 21e siècle : le bouquet énergétique doit comporter plusieurs fleurs.

Après le premier choc pétrolier, la France a développé un important parc électro-nucléaire.

Nous en connaissons les avantages (peu de CO2 émis, électricité longtemps moins chère,

sécurité d’approvisionnement), mais nous en savons aussi les risques (accident, déchets).

Notre pays a acquis une expertise internationale unique au monde, tant sur le plan de

l’ingénierie industrielle que des questions de sûreté : c’est un atout pour réussir la transition.

Mais d’autres options technologiques doivent être envisagées pour être à la hauteur des

enjeux en France, ainsi qu’au-delà de nos frontières : la France doit combler son retard en

matière d’ENR.Toutes ont un potentiel énorme dans le monde : éolien terrestre et maritime,

solaire photovoltaïque, solaire à concentration, énergies marines, biomasse. Avec les progrès

technologiques des dix dernières années, il est permis d’espérer que ces technologies pourront

changer le monde énergétique de demain. C’est la transition énergétique que nous voulons et

notre ambition, c’est que la France, ses entreprises, ses salariés, ses chercheurs, en soient

pleinement acteurs et non, comme c’est hélas le cas aujourd’hui, spectateurs. C’est pourquoi

François Hollande propose de diversifier notre « mix » électrique avec d’autres options

que les seuls nucléaire et hydraulique.


Nous proposons de réduire la voilure du nucléaire en France, en ne prolongeant pas certaines

centrales au-delà de 40 ans.

 

Lesquelles ? Pour les déterminer, il faut prendre en compte plusieurs critères : l’avis de

l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) sur l’état de sécurité de chaque centrale comme

l’imposent les exigences post-Fukushima ; le contexte sismique et géographique ; les

contraintes du réseau électrique, qui ne permettent pas de mettre fin à n’importe quel point

d’injection sur le territoire ; l’optimisation des coûts de maintenance et de prolongation

d’EDF sur les centrales qui poursuivront leur activité.

 

- Combien ? F. Hollande s’engage à réduire de 75 % à 50 % la part du nucléaire dans la

production d’électricité à l’horizon 2025. Un tiers des capacités du parc électro-nucléaire

correspond à 24 réacteurs. Toutefois, les fermetures ne seront pas « idéologiques » ou

« mécaniques », mais décidées au rythme de la stabilisation de la demande d’électricité

(sobriété énergétique) et de la compétitivité des énergies renouvelables (diversification

énergétique). Si la demande continue à progresser, même moins vite qu’actuellement, l’Etat

fermera 2, puis 5, puis 8, puis 12 réacteurs et ainsi de suite, en fonction des réalités et des

contraintes. La transition est un trajet, pas un couperet.

 

- Pourquoi ? Parce que persévérer dans le nucléaire coûte à peu près aussi cher que de s'en

retirer graduellement et développer les renouvelables, mais à vingt ans, pour un coût

comparable – et encore incertain dans les deux cas – la France sera à maints égards bien

mieux positionnée (sécurité d'approvisionnement/positionnement industriel/emploi), dans le

scénario Hollande que dans l’impasse Sarkozy.

 

Le devenir de l’EPR de Flamanville s’inscrit dans ce cadre : parce qu’à 50 % de part du

nucléaire, il y aura encore des centrales qui produiront de l’électricité, mieux vaut disposer de

centrales modernes et plus sûres que de centrales obsolètes. Le coût de l’EPR – qui accuse un

retard de quatre ans – atteint désormais 6 milliards d’euros. Sa construction sera préservée à

condition que toutes les règles de sûreté soient respectées.

 

- Il en va de même pour l’évolution de notre filière de traitement des déchets : elle est

indispensable à la sécurisation de la transition énergétique. Bien sûr, au rythme de la

diminution de la part du nucléaire dans la production énergétique, la quantité de combustible

nécessaire à l'approvisionnement des centrales en activité sur notre territoire (et notamment le

Mox), ainsi que les besoins de retraitement de ces combustibles se poursuivront mais en se

réduisant. C'est pourquoi l’Etat accompagnera cette évolution progressive d'un plan de

reconversion permettant de maintenir le nombre d'emplois, par la mise en oeuvre de centres

d'excellence du traitement des déchets et du démantèlement.

 

 

Alors que F. Hollande a une stratégie globale et pragmatique, N. Sarkozy s’arc-boute sur une

vision unilatérale et dogmatique. Le Président sortant est prêt à :

- plomber le pouvoir d’achat des Français en maintenant une société du gaspillage d’énergie,

- brader la sécurité du pays en prolongeant au-delà du raisonnable des centrales

vieillissantes,

- dispenser la France de développer les énergies renouvelables et la rendre dépendante des

pays qui les auront industrialisées,

- s’isoler en Europe alors que la plupart de nos voisins se lancent sans tarder dans le

rééquilibrage de leur « mix » (l’Allemagne, mais aussi la Belgique, la Suisse et l’Italie).

 

 

3/ REEQUILIBRER LE « MIX » ENERGETIQUE, C’EST REINDUSTRIALISER LA FRANCE ET

DEVELOPPER L’EMPLOI

 

Alors que la France a perdu près d’un demi-million d'emplois industriels depuis 2007, la

nouvelle ambition énergétique portée par F. Hollande est un levier pour redresser l’appareil

productif français et soutenir une croissance durable et riche en emplois.

 

Le nouveau « mix » énergétique va soutenir et amplifier le développement de filières

industrielles innovantes dans les énergies renouvelables qui sont créatrices d’emplois

non délocalisables. Pourquoi M. Sarkozy qui vante tant le modèle allemand refuse-t-il de

s’en inspirer quand il s’agit d’énergie et d’industrie ? En 2009, l’Allemagne comptait plus de

230 000 emplois dans les ENR : 85 000 emplois directs dans l’éolien (11 000 en France),

60 000 dans le solaire (12 500 en France) et 80 000 dans la biomasse (entre 15 000 et 20 000

en France selon qu’on inclut ou les exploitants forestiers).

 

La diversification du « mix » va accélérer le développement d’une industrie du

démantèlement des centrales. D’ici 2040, un marché mondial estimé à 100 milliards

d’euros devrait progressivement s’ouvrir pour le démantèlement des 400 centrales

actuellement en service et la gestion de leurs déchets. En France, la déconstruction des 9

centrales dites « de première génération », déjà engagée, pourrait être accélérée pour disposer

à l’horizon 2020 de premières références qui imposeront le leadership industriel des

opérateurs français1 dans le monde.

 

Enfin, le nouveau « mix » énergétique engagé par la gauche et les écologistes relancera

l’activité du secteur du bâtiment. Le chantier majeur et prioritaire, c’est celui de la

rénovation thermique de l’habitat. La rénovation du parc immobilier doit donc être, à l’instar

des programmes engagés en Allemagne et conformément à tous les scénarios de transition

énergétique, une priorité absolue. Elle est un gisement d’emplois industriels durables et non

délocalisables (plus de 300 000 d’ici 2040 et 150 000 d’ici 2020) dans le bâtiment et

l’installation d’équipements performants.

 

 

La transition énergétique n’est pas seulement une urgence environnementale : c’est une

chance économique pour l’industrie, l’artisanat du bâtiment et des travaux publics, la

qualification de nos jeunes et la formation des salariés tout au long de leur parcours

professionnels. F. Hollande veut faire de la France un pays de production d’énergies

renouvelables et non un pays d’assemblage des fabrications venues d’ailleurs. Il veut aussi,

en lien avec les collectivités territoriales et les branches professionnelles, mobiliser et

adapter notre outil de formation pour préparer nos jeunes et toujours mieux qualifier les

salariés.

 

 

4/ AVEC FRANÇOIS HOLLANDE, LA TRANSITION ENERGETIQUE NE SE FERA PAS AU

DETRIMENT DE LA FACTURE D’ELECTRICITE DES MENAGES LES PLUS FRAGILES ET L’EFFORT

SERA RAISONNABLE POUR LES AUTRES MENAGES

 

M. Sarkozy ment aux Français lorsqu’il dit qu’avec lui, il n’y aura pas de hausse des prix de

l’énergie car le nucléaire sera amplifié.

 

Les coûts du nucléaire augmentent déjà avec les investissements nécessaires au

prolongement de la vie des centrales et au renforcement de leur sûreté post Fukushima !

Le gouvernement actuel a prévu une augmentation de 30 % des tarifs d’électricité d’ici 2015

(loi NOME adoptée en 2010) : déjà, les particuliers ont pu constater la hausse de leur facture.

 

Les prix de l’énergie artificiellement bas en France ont conduit à des choix absurdes : on

consomme plus de chauffage chez nous qu’en Allemagne ! Le nucléaire a accru les

déséquilibres en période de grand froid sans empêcher l’augmentation de notre facture

pétrolière, ni éviter les importations d’électricité en période de pointe en provenance de pays

comme l’Allemagne.

 

La France n’est pas une île dans la mondialisation : le prix de toutes les énergies fossiles

devrait durablement être cher (pics pétroliers, augmentation de la demande mondiale, taxe

carbone, coûts d’extraction plus coûteux, etc.)

 

 

En donnant la priorité à la sobriété énergétique, François Hollande s’engage à protéger le

pouvoir d’achat des consommateurs en les aidant à moins et mieux consommer. De plus, des

mesures de protection pour les 4 millions de Français les plus sensibles à la flambée des prix

de l’énergie seront adoptées (forfait de consommation indispensable pour s’éclairer et se

chauffer à un prix abordable, tarifs progressifs, aides aux travaux d’isolation de l’habitat).

 

 

1 Les acteurs français du traitement des déchets (y compris issus du démantèlement) et du recyclage sont STMI

(Areva), Ortec, Daher, Boccard, ONET, Reel, Assystem, CNIM, Socodei (Areva)

 

 

5/ M. SARKOZY SE POSE EN DEFENSEUR DE LA FILIERE NUCLEAIRE FRANÇAISE EN GENERAL

ET D'AREVA EN PARTICULIER : POURTANT, C'EST LUI QUI A ABIME CE FLEURON NATIONAL!

 

M. Sarkozy se pose en défenseur de la filière nucléaire française alors que ses choix pour

l’avenir et son action passée l’ont gravement fragilisée.

 

A l’international, l’échec d’Abu Dhabi aurait dû servir d’alerte pour l’Etat et le

Président sortant. Fin 2009, le consortium français, composé d’EDF, GDF-Suez, AREVA,

Total, Vinci et Alstom a perdu un contrat de 20 milliards de dollars pour la construction de

deux EPR aux Emirats Arables Unis. Parce que l’offre était trop chère et le produit inadapté

dans le contexte, certes. Mais aussi parce que l’Elysée, depuis 2007, n’a eu de cesse de

désorganiser la filière française, exacerbant les rivalités entre EDF, GDF-Suez et AREVA, et

n’affirmant ni stratégie industrielle ni régulation forte. D’autant que chacun se souvient que

M. Sarkozy, avant de se poser en avocat de la sûreté, était prêt à vendre des centrales

nucléaires à Kadhafi et à promouvoir un nucléaire « low cost » pour remplir le carnet de

commandes de « l’équipe de France du nucléaire ».

 

En France, le chef de l’Etat n’a cessé de porter atteinte à AREVA, ce champion

industriel français créé par la gauche en 2000. Depuis son élection, ce fut même une

obsession sarkozyste qui s’est traduite par au moins quatre mauvais coups :

- le démantèlement de l'entreprise elle-même avec la vente de la filiale Transmission et

Distribution qui représentait près de la moitié de son chiffre d'affaire, la privant ainsi de

moyens ;

- le refus de recapitaliser AREVA, fragilisant ainsi l'entreprise et l'ensemble de la filière

nucléaire française à l'international ;

- le refus d'autorisation pour AREVA d'investir dans les énergies renouvelables pour préparer

la transition énergétique ;

- la déstabilisation, puis le limogeage d'A. Lauvergeon pour le confort du Président de la

République et de ses amis.

 

Mais la plus grande menace pour la filière nucléaire française, ce sont les choix

dogmatiques de M. Sarkozy pour le futur. Il est regrettable que le Président de la

République s’obstine à nier l’évidence, à contester que l’accident de Fukushima a conduit un

certain nombre de pays à s’orienter en partie ou en totalité vers une voix différente de

l’énergie nucléaire pour la production d’électricité. Si la demande en nouveaux réacteurs

devrait toujours progresser dans les années à venir, notamment en Asie, elle est nettement

ralentie par rapport aux prévisions précédant la tragédie du 11 mars 2011 survenue au Japon.

Cela aura un impact sur les industriels français du nucléaire, notamment AREVA et les soustraitants,

comme l’ont révélé les récents propos de L. Oursel, PDG d’AREVA, qui a été invité

au silence par le Gouvernement pour cause de pré-campagne électorale.

 

 

C’est M. Sarkozy et personne d’autre qui a abîmé AREVA, l’emploi dans la filière nucléaire

française et sa compétitivité à l’international, et ses perspectives de diversification, en

s’obstinant à ne pas voir les conséquences de l’accident majeur de Fukushima. Faute de

stratégie énergétique viable. Faute de politique industrielle durable.


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Mardi 13 décembre 2011 2 13 /12 /Déc /2011 00:50

  

Veille, argumentaires, riposte

24 novembre 2011

 

 

Augmentation des inégalités de patrimoine depuis 2004 :

Sarkozy et la droite construisent une France de plus en plus inégalitaire

 


Le 24 novembre, l’INSEE a publié les résultats de sa dernière enquête sur les patrimoines.

Les résultats sont impressionnants et très inquiétants.

 

C’est le tableau d’une France de plus en plus inégale. En France, les 10 % des ménages les

plus riches détiennent à eux seuls la moitié du patrimoine total et disposent en moyenne de

plus d’un million d’euros chacun. Dans le même temps, les 50 % les moins fortunés

détiennent en moyenne 30 000 euros, soit une voiture et quelques semaines d’avance sur leur

compte en banque.

 

 

Ces inégalités se sont creusées de 10 % entre 2004 et 2010. En 2004, le patrimoine des 10

% les plus riches était 32 fois plus important que celui des 10 % les moins riches, ce qui était

déjà un chiffre énorme. L’écart est passé à 35 en 2010 !

 

 

Cette nouvelle dérive des inégalités de patrimoine s’explique par la politique de la

droite :

- la diminution de la fiscalité sur le patrimoine des plus favorisée (ISF) et la diminution de la

fiscalité sur les revenus du capital ont favorisé la concentration ;

 

- l’exonération de droits de succession de 95 % des successions en 2007 a favorisé la

transmission.

 

Aujourd’hui : le patrimoine médian des ménages héritiers est de 241 300 € contre 63 100 €

pour les non-héritiers.

 

L’augmentation des inégalités de patrimoine s’explique donc par l’importance

croissante de l’héritage dans la vie des Français. En 20 ans, la part de l’héritage dans le

revenu disponible a plus que doublé. Il y a d’un côté les Français qui ont la chance d’hériter

d’un patrimoine important, quasiment sans payer de droits, et puis il y a tous les autres, qui

commencent dans la vie avec, comme bagage, leur seule force de travail et, comme espoir,

leur seul mérite.

 

 

C’est encore une promesse non tenue de M. Sarkozy. Le 17 décembre 2008 à l’Ecole

Polytechnique, il déclarait : « Tout ce qui entrave l’égalité des chances doit être combattu.

Tout ce qui empêche chacun de faire valoir ses talents et ses mérites doit être corrigé.

L’égalité des chances doit cesser d’être théorique pour devenir réelle. Il ne s’agit pas de

remplacer une discrimination par une autre. Il s’agit de donner plus à ceux qui ont moins. Il

s’agit de compenser les handicaps. Il s’agit de donner une deuxième chance à ceux qui n’ont

pas eu les moyens de saisir la première. » Le problème, c’est que depuis son élection, il fait le

contraire !

 

 

La « France d’héritiers » construite par M. Sarkozy est aussi une France moins

compétitive. De Keynes à Schumpeter, la théorie économique a toujours montré qu’un pays

où l’héritage et la rente augmentent est un pays qui prend moins de risques et qui innove

moins. Pourquoi prendre des risques quand l’essentiel est de préserver ce que l’on a reçu ? M.

 

 

Sarkozy, avec sa politique en faveur des ultra-riches, promeut une France du passé et non de

l’avenir, une France tournée vers la préservation et non vers l’invention. Un pays dynamique

et inventif est au contraire un pays qui taxe le patrimoine pour le faire circuler.

 

 

Autre enseignement de l’étude, qui contredit les mensonges de la droite : les Français les plus

riches ne quittent pas la France pour échapper aux impôts.

 

 

Cette France où une minorité de Français héritent de plus en plus est profondément

choquante car c’est une France où l’égalité régresse et les positions se figent. C’est

pourquoi François Hollande et les socialistes proposent une grande réforme fiscale pour

rendre l’impôt plus juste car plus progressif et plus citoyen car plus simple. Elle

contribuera, notamment, à réintroduire une vraie fiscalité du patrimoine en France et

une vraie taxation des grosses successions.


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