Éric Andrieu communique : Sarkozy : le liquidateur de l’Éducation Nationale

Publié le par Parti Socialiste de Narbonne

 

Alors que l'éducation devrait être une priorité, le gouvernement confirme la suppression de postes et la liquidation de l'école de la République.

 

Pour le chef de l’État, la période de voeux est particulièrement propice à un exercice qu'il maîtrise mieux que quiconque : l'autosatisfaction et le déni de réalité. Très récemment, il s’est flatté de son bilan en matière éducative. Pour Monsieur Sarkozy, le système éducatif du pays serait donc sur la bonne voie. Une farce qui ne résiste pas à l'examen des faits.

 

Comment croire de tels propos lorsque nous constatons, rentrées après rentrées, le mépris porté au métier d'enseignant et aux élèves par cette majorité gouvernementale.

 

Aujourd'hui la France, avec 5 enseignants pour 100 élèves, se classe au dernier rang des 37 pays de l'OCDE en matière de taux d'encadrement en primaire. Une bien belle réussite pour ceux qui de 2007 à 2012 ont supprimé 80000 postes d'enseignants et envisagent de perpétuer cette politique en annonçant la suppression de 5700 postes à la prochaine rentrée.

 

La réalité des postes en moins, ce sont des écoles qui ferment, des classes surchargées et des enseignants moins disponibles pour les élèves en général et pour ceux en difficultés en particulier... L'exemple Audois illustre particulièrement les conséquences de cette politique.

 

Avec une progression estimée de 131 élèves dans les écoles maternelles et primaires, le monde enseignant du département se verra amputé de 31 postes à la rentrée 2012 après avoir été siphonné de 12 postes en 2011.

 

C'est d'autant plus insupportable que les conséquences de cette politique sont aujourd'hui palpables : nous constatons un grave recul en matière éducative; les élèves français sont passés de la 12ème à la 18ème place en lecture, de la 13 à la 16ème place en mathématique et en fin de collège, la proportion des élèves les plus faibles a augmenté de 15 à 17,9%.

 

L' encadrement des élèves est aussi en recul avec le taux de scolarisation des moins de 3 ans qui s'est littéralement effondré, passant en 5 ans de 35% à 11% faute de capacité d'accueil suffisante.

 

Bilan du quinquennat; le nombre d'élève en grande difficulté augmente et

150 000 jeunes sortent du système scolaire sans qualification ni diplôme.

 

Si l'on ajoute à cette politique comptable la catastrophique réforme de la mastérisation qui propulse les nouveaux enseignants dans les classes avant d'avoir appris leurs métiers de pédagogues, les annonces sur une hypothétique revalorisation de 18% des salaires d'entrée dans le métier d'enseignant en 5 ans, alors que la réalité est plus proche des 5% pour quelques uns et que l'OCDE constate une diminution de leurs rémunérations de 17% en 9 ans, tout un chacun voit à quel point les coups portés à l’Éducation Nationale justifient la nécessité de réformer en profondeur notre système éducatif.

 

En 2012, le Président de la destruction de l'école ne saurait être celui de sa reconstruction !

 

Via la mise en place d'un collectif budgétaire, dans les premiers mois qui suivront l'élection de François Hollande commencera le redressement éducatif dès la rentrée prochaine : fin de la règle aveugle du non remplacement d'un poste sur deux et création de 60000 postes d'enseignants et d'encadrants sur la législature, priorité au primaire et aux zones d'éducation prioritaires, rétablissement d'une réelle formation au métier d'enseignant, mise en oeuvre d'une nouvelle sectorisation.

 

                                       Pour l'école, le changement c'est maintenant.

 

Éric ANDRIEU

Premier Secrétaire Fédéral

 

 

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